En écho à ma promenade matinale, j’ouvre un bouquin et je tombe sur cette petite maxime de Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort :

La meilleure philosophie, relativement au monde, est d’allier, à son égard, le sarcasme de la gaîté avec l’indulgence du mépris.

Jouir du moment présent. Ne rien attendre de demain.
Se masturber frénétiquement face aux éclatantes manifestations du vivant… Apprécier tout, tout le temps. Reconnaître le bien-être dans le profond de ses plus humbles expressions. Être à l’affût de l’instant et savoir le nommer, le saisir, le chérir et tout le tremblement. Parce que tout passe, tout coule, tout s’écroule…

Ce matin, la petite branche dans le vent. L’oiseau qui s’étire en chantant doucement. Le premier rayon de soleil posé juste là. L’odeur du pain chaud. La trace fragile d’un escargot massacré sur la route. La lente agonie du silence dans le cri déchirant des poivrots qui rentrent chez-eux. Mes entrechats entre les poubelles éventrées. L’aurore qui se mire dans des flaques de pisses. Les bagnoles de police qui rampent vers le prochain crime à commettre. Le fantôme d’un cadavre humain allongé sous un porche fleuri. Les regards indifférents qui promènent leur chien de faïence. Le délicat bal des mouches sur ce rat crevé et puis, et puis… merde ! Le stoïcisme !

Je ne suis même pas certain d’avoir fait seulement cinq cents mètre…

Ils me font chier les ayatollahs du carpe diem. Tous les apôtres de l’espérance qui “s’obstinent à voir le noir en blanc” (Ambrose Bierce). Je pense que la naïveté est une maladie d’enfance plutôt bonne à entretenir, avec modération. Que l’espoir est un cancer qui, heureusement, a ses rémissions…

Mais par contre… Par contre, le prochain connard d’aveugle affable qui me cause vie en rose, bonheur partout, instant présent et surtout, putain, à tous les étages, optimisme : je le crame !!!

Parkinson dessine un chatJ’ai perdu ma plume ! C’est dingue…
Suffit de voir le trait tout pété de mes dessins ces derniers jours. Tout est gribouillage, tremblement, brouillon, crade, baclé… répugnant quoi !

Il falloir s’y remettre, fermement !
Ou bien abandonner, définitivement…

Oiseau-tempête Pour tuer le temps, je m’invente des oiseaux…
Je m’en vais braconner dedans mes imaginations. Ce matin encore, j’ai vu un petit oiseau-tempête perché sur la toute dernière branche de la nuit. Il m’a donné une plume en bois et puis, il s’est envolé en craquant…

Capitaine gueule d'amour
Capitaine au long cours à bord d'un cerf-volant
Buvant aux morts d'amour avec le coeur tressant
Trois petits tours autour d'un mauvais noeud coulant.

Que si je m’écoute un peu, tout est gris et puis morne plaine et puis que dalle ! Que j’arrive pas à me peinturlurer le dedans de la marmitte aux vives couleurs de l’espérance. C’est pénible comme la tristesse me coince sans que je sache vraiment pourquoi… toujours là, la salope qui m’étreint à la surprenante. Qui me colle au cul… Enfin !

Aujourd’hui, c’est tout soleil ! La grande victoire du beau. C’est le retour des grues dans le ciel et sur les trottoirs. Ça file des envies de table rase dans le vague du citron ! et au napalm encore ! et en terrasse même !

Plop !
Changement de moteur, c’est maintenant Hugo qui fait tourner le zinzin…

– Le minou reste en mode statique/HTML.
– La tapisserie reste la même que depuis ~2016.
– On garde le mode journal (titre = date+heure).
– Pagination en bas de page (enfin !).
– Encore quelques réglages à faire ici et là…
A terme, pas mal de changements à prévoir…
– Nouvelle année : les anciens articles sont descendus aux archives.