J’ai cru en toi. Tu sais ?! En nos poèmes. En tes adolescences. Et puis aussi à l’encens… aux métaphores. A nos rêves sur ton ventre. A cette putain de sève grimpante…

J’ai cru en toi… en nos paresses. Nos bateaux… Et l’vent du nord… tu sais… l’opéra de nos yeux ! Tu t’souviens ? Le vert, le bleu, l’animal ?! Les oiseaux fous. Les hautes tours. Les barricades. Les désirs mille fois rapiécés… et puis nos brumes lointaines… ! et puis la mort de nous, enfin !

Ici, t’es rien qu’une pauvre frimousse. Une photo dégueulasse qui traîne dans ma mémoire. Un vieux machin magnifique avec un prénom de légende… ma p’tite girl ! Ma souris…
Tes émancipations, mes vagabondages, nos violons… nos fureurs océanes… au feu !
C’est l’temps qui mesure la tendresse. C’est l’temps qui fracasse tout !

Tout a changé ici, dedans-moi, tu sais, les incendies, les cascades, etc, etc… j’suis maintenant loin d’être nous. Putain, l’bordel !

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