Chronique d’une envie de grasse matinée dans le cul intra-rectal.

Dimanche matin. Huit heures. Déboule une aide-soignante. Puis une autre. Furieuse ascension rhino-moutardière : fini le dodo ! C’est dimanche, merde ! Bon…

Je me lève en traînant mon endorectocéphalie sous la douche. Après, petit déjeuner. Mais voilà encore une aide-soignante qui débarque : - “Ze ziens voir pour zaire za toilette” qu’elle articule, avec son capillarisme épiglottal. Ah non ! Non, non et non ! Marre de me répéter. Putain, mais arrêtez toujours ce cariolisme antébovin capillotracté, on ne fait pas la toilette avant le petit déj’. C’est logique ! C’est pourtant simple ! Je me répète et, tous les jours ou presque, c’est pareil.

A peine le petit déjeuner avalé, voilà que le défilé reprend. Une, deux, trois aides soignantes dans la chambre. Elles sont là, elles papotes. Tranquillement. Nulloverbophonie pornoglotte insipides. Concours d’endochiropilosité. Vingt minutes comme ça. Vingt minutes pour vaguement diminuer le cacophéronomisme-caprin de mon squelette anthracite. C’est long. Trop long. Elle monte, elle monte en moi la névrodéjection…

Je reste calme malgré tout. Ça papote toujours. Après une heptalinguarotation buccale antédiscurscive, je demande à tous ce petit monde de dégager. Ouf ! On est tranquille… Et puis… non ! Histoire de continuer la gladio-rotation endovulnéraire dans ma patience, arrive une femme de ménage…

…oh ! non ! pas elle ! La pire ! La conne ! La pentacircacharrettose ! Celle atteinte de crétiniolisme en phase terminale… Elle rentre. Elle est chez-elle. L’air de rien. Sans géopalpation préalable, avec son chiffon gras, elle entame son ménage. Grave erreur la bovinodermique ! T’es dans une catacervicomerdose aiguë ma vieille ! Mais bon, vas-y, continue, tu puis nettoyer le sol. Par contre, pas touche à l’ameublement avec ta guenille miasmeuse !

Elle fait le sol. Puis, elle s’attaque aux meubles… non, mais, je rêve ?! J’y croyais moi, à ma négociation intra-neuronale. J’en ai même remis une dose, homéopathique mimicorelaxée, histoire de… mais non, elle semble immunisée. Me suis joyeusement endophtalmodactyler. Les médecines douces, mon cul ! J’insiste malgré tout. Et voilà qu’elle commence à me déféquer une clepsydre. C’est qu’elle y tient à graisser les meubles ! Me reste alors un dernier recours avant l’euthanasie : la stimulation savatorectale… et ça fonctionne ! Elle s’en va, résignée, ma latrinogueusique inguérissable.

Il est dix heures trente. J’ai procédé à l’ablation des emmerdeurs purulents sans trop m’énerver. C’est râpé la grasse matinée. Mais au moins, on est tranquille maintenant. Jusqu’à midi au moins. Chacun s’occupe maintenant à son auto-ombilicoscopie. Tranquilles qu’on est !!!

Mais ! voilà que quelqu’un frappe à la porte…

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